insertion en Thaïlande par Sylvain

S’installer et travailler en Thaïlande : insertion (2/3)

Suite du dossier consacré à l’installation et à l’emploi au pays du sourire, où nous aborderons l’insertion en Thaïlande. Pour rappel, voici les grandes parties :

  1. La préparation
  2. L’insertion
  3. L’intégration

L’arrivée

Arrivée Bangkok. 4 décembre 2002. Date que je m’étais fixée.

Attention aux illusions

J’ai rencontré sans tarder les contacts préparés lors de ma phase d’approche en France. De fil en aiguille, on se trouve avec des pistes avancées avant son arrivée, à… rien du tout. Et le rien du tout peut persister pendant une longue période, même si des embryons de piste s’élèvent de temps à autres, ici et là, avant de finir bien souvent (et encore) en fausses illusions.

Si bien qu’arrive le moment où, un soir face à son petit bol de nouilles de la gargote de rue de son quartier on ne peut s’empêcher de se dire : « Mais qu’est ce que je fais ici finalement ? ». Courage !  En partant de rien, l’eldorado ne vient pas en un mois, ou même trois.

Et puis rappel,  il y a les cours de thaï a suivre. Donc restons cadré sur les objectifs avant de commencer a psychoter, voir se décourager.

Il faut s’accrocher

Il faut toujours une étincelle, et ce genre de déclic vient bien souvent du schéma général que nous avons réfléchi à tête reposée et que nous avons préparé dans la phase 1.

Avec le recul, on se rend compte que si nous croyons à une destinée, tout est peut-être lié…

En résumé: l’arrivée

  • Une fois sur place, la réalité peut être rude même si plusieurs pistes semblaient sérieuses au départ.
  • Si vous partez de zéro, prévoyez mentalement quelques semaines « de galère » à l’arrivée.

Les premiers boulots

Me concernant, les premiers contacts se sont faits directement dans l’école de thaï. Une des étudiantes me disait qu’elle connaissait un directeur d’école privée niveau maternelle/primaire qui recherchait un étranger pour donner des cours d’anglais à des enfants.

Dans l’enseignement

Rappelons qu’à ce stade (au bout de 3 mois) je parlais à peine anglais. Cette amie me rassure en me disant que ce ne sont « que » des enfants et que les cours sont déjà pré-préparés.

École très éloignée du centre: Métro aérien / bateau / bus.

Je commence « l’enseignement » aux élèves, je dirais plutôt mes présences en classe, en révisant même mon anglais sur les petit livres d’images qui servent de bases de cours. Je me suis vu gérer des classes infernales d’enfants de 5 a 10 ans et des classes de maternelles de 4 a 5 ans. Une énergie folle pour quelqu’un qui n’a aucune expérience dans la pédagogie. Je ‘crame’ au bout de 3 mois et je reprends immédiatement les cours de thaï, malgré tout, déjà fort de cette première expérience.

Persévérance

Les premiers boulots sont rarement les plus faciles mais ils vous donnent une expérience unique de la vie sur place, une connaissance approfondie de la ville et les moyens d’y circuler, des nouvelles connaissances qui pourront bien vous être utile plus tard et bien sur, de la chaleur à supporter quotidiennement !

Quelques semaines plus tard, je me lance dans la prospection de l’enseignement du français dans les écoles secondaires. Stratégie: porte à porte avec mon CV en main (plutôt médiocre comme stratégie j’en conviens), mais cela paie: je trouve un poste dans une école secondaire proche du centre ville.

Une bonne école

Enseigner le français demande là aussi des connaissances niveau FLE (Français Langue Étrangères), que je ne possédais pas. J’ai compris finalement combien il était difficile d’enseigner sa propre langue. À cette époque, la puissance du net était encore limitée. Je devais faire mes cours sans assistance.

Des classes surbondées jusqu’à 60 élèves. Le niveau dans un premier temps médiocre me permet de résister et de m’améliorer au fil du temps. Je tiens même deux années, et je finis par enseigner le français dans une des meilleure école de Bangkok, et même a l’Alliance Française.

Finalement, je décide d’arrêter mon travail dans l’enseignement, constatant qu’au bout de deux ans aucune école n’est en mesure de me procurer de permis de travail.

En résumé : les premiers boulots

  • Vous avez plus de chances de trouver un travail sur place qu’en Europe, et ce même dans un autre corps de métier. Ayez confiance en vous. Soyez persévérant et régulier.
  • Donnez-vous des objectifs sur place en élargissant votre cercle de connaissance dès que vous en avez l’occasion : francophones, anglophones, thaï : les premières opportunités arrivent régulièrement de connaissances qui vous ont apprécié.
  • La connaissance de la langue locale vous donnera davantage d’ouverture sur le marché du travail.
  • L’enseignement est pour beaucoup une porte d’entrée vers une insertion dans le monde du travail en Thaïlande, mais sauf si vous avez une grande expérience et diplôme FLE à l’appui, les évolutions sont quasi nulles.

La confirmation

J’obtiens mon premiers permis de travail un jour de mai 2005 dans une société de prêt à porter francophone autour de l’univers du surf / sportswear .

Permis de travail

Permis de travail thaïlandais

Les deux années qui se suivent sont très difficiles car j’apprends sur le tas les problèmes divers et variés liés au textile et à tous ses intervenants. C’est la meilleure des écoles. Je sors en 2007 avec le nouvel objectif de créer un bureau de représentation pour une société belge de prêt à porter skiwear. Je commence alors à voyager dans toute l’Asie pour suivre les productions. Mon expérience au fil des années augmente, mon équipe thaïe s’agrandit, avec la manière de superviser ce travail évolue.

Aujourd’hui en 2016, je suis en charge du suivi du marché de textile haut de gamme pour des grandes marques de prêt à porter françaises.

Insertion en Thaïlande

La Thaïlande peut offrir des opportunités et des expériences personnelles uniques que je n’aurais même pas imaginé pouvoir obtenir en France. Rien n’est simple, cela va de soi, d’autant plus dans un pays très éloigné de nos racines. Tout est question d’équilibre. Si vous acceptez le pays, ses règles et ses lois, alors le pays vous intégrera.

En résumé : la confirmation

  • Gardez en tête d’obtenir des que possible le sésame de vos recherches : le permis de travail. Travaillez sans le livret bleu est formellement interdit.
  • Essayez de rester le plus structuré possible dans un pays relativement désordonné des valeurs que nous connaissons.
  • Le relationnel vous fera devenir ce que vous êtes vraiment.
Je vous recommande plusieurs services (dans votre éventuelle demande par email, n’oubliez pas de mentionner le code « VGDO ») :

Troisième et dernière partie de l’article la semaine prochaine 😉

À propos de Sylvain Balieu
Expatrié depuis 2002, Sylvain travaille et vit en famille en Thaïlande.

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