Living Las Vegas avec Romain

Living Las Vegas

Retour sur mon voyage aux États-Unis, accompagné de mon acolyte David et de notre Mustang décapotable rutilante.

Pour être tout à fait honnête, l’étape qui s’imposait à nous à Las Vegas, sur la route des parcs nationaux Américains, n’était pas celle qui m’enchantait le plus, d’autant que David, qui connaissait déjà les lieux, avait prévu d’y résider 3 jours avant de repartir vers Yosemite Park.

3 longues journées sous un cagnard de tous les diables à arpenter des casinos climatisés dans lesquels je n’avais absolument pas l’intention de jouer.

J’avais en tête une image très caricaturale de cette ville en plein désert, plus proche d’un Disneyland de plâtre et de carton peuplé d’américains obèses ou de fêtards invétérés à la démarche chancelante.

Avec le recul, j’étais loin d’imaginer à quel point la caricature que j’avais en tête était pâle à côté de la réalité, c’est un endroit tout simplement hors limites, le genre de lieu où certains perdent la tête et où tout semble possible pourvu qu’on puisse y mettre le prix. Le rêve américain poussé à outrance, plus grand, plus brillant, plus lumineux, plus bruyant, plus énorme et plus fou que la plupart des villes que j’ai eu l’occasion de visiter. Et force est de constater qu’on peut difficilement trouver lieu plus inutilement stupide et criminellement anti-écolo.

Et pourtant, comme tout plaisir coupable, j’ai adoré ça !

Un arbre de noël en plein désert

Comme beaucoup de gens j’ai toujours aimé le désert, ou qu’il soit, tout m’attire inlassablement dans cette immensité faussement vide peuplée de pierres, de sable et d’histoires à dormir debout.

J’ai le souvenir d’une nuit en plein désert marocain, marchant sur la crête d’une dune,  enveloppé d’un châle et m’éloignant peu à peu d’un feu aux braises rouges, seule lueur dans le lointain. Une sensation étrange parcourut mon âme alors, comme si j’assistais au commencement du monde sous une pluie d’étoiles ; ou à sa fin, pourquoi pas, dernier homme sur une terre fatiguée dont les vents auraient enfoui les vestiges des précédentes civilisations. Le vide et l’absolu se mêlent intimement.

L’espace de quelques minutes, j’ai ressenti à nouveau cette émotion au volant de cette décapotable qui semblait glisser comme un squale sur ce bandeau de bitume scindant le désert du Nevada en deux parties égales jusqu’à l’horizon. C’est, loin de la ville et de toute forme de pollution, le meilleur endroit pour plonger la tête dans un ciel étoilé qui ne parait jamais aussi proche et vaste à la fois.

rencontres-du-troisieme-type-a01A plus de 22H, seuls les phares de la Mustang et des quelques véhicules que nous croisions illuminaient un temps soit peu cette immense plaine rocailleuse ou seul le rugissement des 250 chevaux sous le capot de notre bolide venait troubler le silence de cet endroit hors du temps et de la folie des hommes.

Tout comme je l’imaginais c’est bien un halo de lumière étrange qui vint se profiler au bout de la route. D’abord lointain puis, au fil des kilomètres, plus intense, je revoyais devant mes yeux l’affiche du film « Rencontre du troisième type », qui m’avait tant marqué étant enfant, c’était en tous points le même paysage et la même sensation de mystère et d’excitation.

Qu’allions nous trouver au bout de la route ?

Des palaces à 50€ la nuit

las-vegas-desert-nuit-lumieresNous y voilà, enfin, la ville est à nos pieds, gigantesque, se perdant au loin dans une multitude de points lumineux avec en son centre l’intensité de l’avenue ou se concentrent les casinos.

À peine avions-nous franchi le célèbre panneau « Welcome to the fabulous Las Vegas », mondialement connu, que nous fûmes presque agressés par un déchainement visuel , une débauche de couleurs, de néons étincelants et de limousines rutilantes qui remontent l’avenue la plus célèbre de la ville, celle qu’on appelle simplement « le Strip » (littéralement « la bande »).

Quel que soit le sens par lequel on arrive en ville, on passe forcément par cette avenue longue de 7,2 km (quand même), qu’on parcourt au ralenti dans un gigantesque embouteillage, pas plus mal au fond afin d’admirer les casinos qui se font face le long du Strip. C’est un souvenir marquant de se dire « on y est », et l’excitation est à son comble tant on sent une électricité palpable dans cet air chaud et lourd, même en pleine nuit.

Nous avions réservé la veille un hôtel, ou plutôt une chambre dans l’un des casinos, le joli « Tropicana », légèrement décentré sur le Strip, avec pour plus proches voisins les fameux casinos « New-York » et l’immense « MGT ». Alors certes, vous le constaterez sur la photo ci-dessous, le Tropicana n’est pas le plus extravagant des casinos mais, dans ce déluge d’excentricité, il est d’une sobriété presque réconfortante !

Nous étions particulièrement contents la veille en réservant via un célèbre site internet de réservation d’hôtels en ligne, pensant avoir fait une super affaire en ne payant que 50€ la chambre pour cette première nuit, ce qui nous a d’autant plus surpris en passant la porte de la chambre, superbe, spacieuse, clinquante et presque (c’est assez rare pour le signaler) ….de bon goût.

Le Tropicana n'est pas le plus extravagant des casinos mais dans ce déluge d'excentricités il est d'une sobriété réconfortante

Moquette moelleuse , lits King Size confortables, salle de bain gigantesque, tout était pensé pour le bien être des clients dans cet hôtel manifestement ; à croire que ses gérants mettent tout en œuvre pour qu’on s’attarde le plus possible dans leur casino ^^

C’est évidemment le but, non avoué, du prix ultra-concurrentiel de ces chambres, car, loin d’avoir fait une bonne affaire, nous nous rendu compte que la plupart des casinos proposaient des chambres de ce type (pourtant de catégorie standard) à tous les clients pour des prix allant de 50 à 80€ la nuit, même parfois moins cher en négociant un peu à la réception selon le nombre de nuits prévues pendant le séjour.




Le but est bien sur de vous inciter à rester un maximum de temps sur les tables de jeu et d’y perdre, si possible, beaucoup plus d’argent que si vous aviez écourté le séjour en raison de prix abusifs pour la chambre.

D’ailleurs, absolument toute la politique de la ville est dirigée dans ce même et unique but : faciliter la vie du client, le chouchouter, lui offrir tous types de services pour qu’il n’ait qu’une chose à faire, rester cloué sur un tabouret de la salle de jeu et dépenser une fortune en espérant repartir riche

La fièvre du jeu

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas joueur, et c’est d’ailleurs pour cela que je n’avais pas l’envie folle de visiter Las Vegas lors de ce voyage dans l’Ouest Américain. Je ne joue pas au Loto, au Tacotac, au Black Jack et encore moins au poker, revenu en force ces dernières années et dont la mode semble (enfin) perdre de l’ampleur. C’est bien simple je n’ai jamais aimé les cartes et j’ai horreur des soirées entre amis qui tournent à vide et se terminent par une inévitable belote ou autre jeu dont les règles m’échappent.

Mais voilà que mon ami David était curieux d’essayer la roulette, sans doute le jeu le plus populaire parmi les attractions proposées par un casino et le plus simple à comprendre pour un néophyte comme moi.

À noter d’ailleurs que généralement les hôtels offrent quelques jetons inclus dans le prix de la chambre, c’était le cas pour nous au Tropicana comme c’est le cas ailleurs semble-t-il, dans le but évident de vous faire assoir le plus vite possible à une table de jeu et de vous laisser glisser doucement dans cette ivresse qui vous fera dépenser bien plus que vous ne gagnerez.

Et je dois dire que je me suis fait prendre moi aussi, le postérieur confortablement vissé au tabouret d’un table de roulette, le croupier à ma droite, je commençais à jouer, petit au début, puis de plus en plus gros jusqu’à ne plus savoir m’arrêter, encouragé par les cocktails qu’une hôtesse avait la gentillesse de me servir gratuitement !

Bon à savoir : tant que vous jouez les boissons tels que les softs (sodas, eaux, jus de fruits) et quelques cocktails alcoolisés (Pina Colada dans mon cas) sont offerts par la maison et arrivent régulièrement sur le bord de la table grâce à un simple hochement de tête complice envers la serveuse. Voilà de quoi encourager le joueur à gagner en confiance !

Mon ami David avait épuisé sa maigre mise de départ et me regardait, médusé, rajouter 100$ sur la table car j’arrivais moi aussi au bout de mes jetons. Grisé par le jeu, j’ai pris ce risque et j’ai failli tout perdre en pariant pourtant uniquement sur les couleurs et non les numéros, beaucoup plus hasardeux. Je sentais bien que je lassais le courtier avec mes maigres mises, sans doute plus habitués à voir de riches clients lâcher des sommes bien plus importantes et donc de plus généreux pourboires. Cependant, en enchainant deux ou trois coups de chance, je gagnais 400$ en quelques minutes sur la fin et, gagné par la raison (et David qui me tirait par le bras), j’arrêtai la, content d’aller encaisser mes dollars sonnants et trébuchants au comptoir. J’avais l’impression d’être dans le célèbre film « Casino », réalisé par Martin Scorsese, où la roulette joue un rôle essentiel, sublimée par la caméra du réalisateur.

Allez, je ne résiste pas à vous remettre en mémoire la scène de rencontre entre les deux personnages incarnés à l’écran par Sharon Stone et Robert De Niro, l’une des scènes clés du film, autour d’une roulette de Las Vegas !

La ville où les horloges sont bannies

J’ai relevé un détail amusant lors de mes pérégrinations dans les couloirs interminables des casinos lors de ma première nuit blanche sur place, à savoir qu’il existe une volonté farouche de nier l’existence du temps qui passe puisque nulle part vous ne trouverez d’indications sur l’heure qu’il peut être.

Aucune horloge n’est exposée sur les murs dans ce temple du jeu, et la plupart des casinos communiquent entre eux par le biais de jeux de couloirs et de coursives sans fenêtres pour que jamais, à moins de sortir en extérieur affronter la chaleur écrasante du désert, le visiteur lambda ne puisse avoir une idée de l’heure qu’il est. Le joueur joue donc en continu, euphorique et ivre de petits gains qui cachent parfois de grosses pertes, sans aucune notion du temps. Malin !

Et ça fonctionne à merveille, attirés comme des mouches par la multitude d’attractions que présente Vegas et ses casinos climatisés à pleins tubes,  nous n’avons jamais pensé à regarder notre montre ; et c’est extrêmement surpris que nous sortîmes alors, épuisés, au petit matin sous une lumière déjà éblouissante pour nos yeux rougis par le manque de sommeil.

Je n’avais jamais été de ma vie à ce point déconnecté et paumé sans même savoir s’il faisait jour ou nuit.

Venise de pacotille

Bien connu des touristes puisque très visité, l’hôtel sobrement nommé « The Venetian » représente à la fois le summum du mauvais goût et toutefois un pari architectural et technique majeur.

Comme vous l’avez aisément deviné, le thème principal de cet hôtel-casino ouvert il y a une quinzaine d’années est la ville de Venise, qu’il tente de recréer de manière condensée mais fidèle en plusieurs points.

De l’autre bout du Strip, on remarque déjà le Campanile Tower, copie vraiment parfaite du fameux Campanile de la Place St Marc de la capitale Vénitienne. Aucun problème donc pour trouver le Casino, de toute manière idéalement situé dans l’avenue, en face du « Treasure Island » et du « Mirage ».

On accède à l’hôtel sur la côté droit via le pont de Rialto, lui aussi plutôt bien imité, bien qu’évidemment plus petit, mais , USA oblige, les escaliers sont remplacés par des tapis roulants pour limiter au maximum les efforts des clients. Un peu dommage car visuellement c’est très laid.

the-venetian-las-vegasL’attraction principale de l’hôtel réside dans la galerie commerciale, particulièrement longue et ornée au plafond de peintures imitant les cieux de Venise. Vous pourrez alors embarquer sur de véritables gondoles, conduites par des gondoliers chantant en Italien, au look et à la maîtrise de leurs embarcations assez proches de la réalité. Ce tour est payant (18$) et vous pouvez choisir entre le tour en extérieur ou en intérieur. D’une durée tous deux de 15 minutes, ça vaut malgré tout le coup de se laisser tenter sur le parcours intérieur tant les efforts de copie, de jeux de lumières et la qualité des fresques aux murs et plafonds sont remarquables.

Merveilleusement kitch et rigoureusement incontournable ^^

Depuis 2008 et la création d’une extension gigantesque répondant au nom de The Palazzo, The Venetian est en capacité d’offrir 7000 chambres luxueuses à ses clients ainsi que 16 restaurants, faisant de lui, très modestement…. le plus grand hôtel du monde !

Paris-Vegas

Après Venise, il fallait bien que les américains reproduisent également la plus belle ville du monde (soyons un peu chauvins) : Paris !

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À mon sens, cet hôtel est encore plus réussi que The Venetian dans la précision et le souci du détail. Inévitablement une tour Eiffel plus vraie que nature se dresse sur 165 mètres de haut (échelle 1/2), avec, comme dans la vraie, un restaurant au premier étage. L’intérieur de l’hôtel est assez spectaculaire également, très haut de plafond avec là aussi des peintures murales et au dessus de nos têtes, censées représenter le ciel de la capitale française. À noter d’ailleurs que l’un des pieds de la « Tour Eiffel » traverse le plafond pour atterrir au beau milieu de la salle des machines à sous.

La réplique de l’Opéra Garnier et de l’Arc de Triomphe sont également criantes de vérité, et le jeu de lumière pour les mettre en évidence la nuit nous a bluffés.

Il est possible d’accéder sur une plateforme d’observation, « The Eiffel Tower Observatory », située à peine à 20 mètres sous le sommet de la « Tour Eiffel »  pour environ 20$, mais la vue est exceptionnelle, surtout de nuit avec le Strip et ses millions de lumières scintillantes à vos pieds. Ce serait dommage de ne pas y grimper d’autant qu’on peut y rester aussi longtemps que bon nous semble.

Jeux d’eau au Bellagio

Cet hôtel légèrement en retrait sur l’avenue n’a pas de charme immédiatement perceptible, il est vrai, on passerait devant sans vraiment s’arrêter au détail prêt qu’un attroupement de dizaine de badauds se forme en permanence devant un immense bassin qui nous sépare de l’entrée à proprement dite de l’hôtel.

Sans réelle surprise, tout ce petit monde attend impatiemment le commencement du spectacle aquatique le plus couru de tout Vegas.

Difficile de ne pas être émerveillé et retrouver son âme d’enfant devant cette chorégraphie de jets d’eau particulièrement complexe qu’une musique et des éclairages finement agencés viennent sublimer.

Je n’ai pas le souvenir d’avoir assisté à tel spectacle aquatique depuis les Grandes Eaux du château de Versailles.

Détail important, à voir absolument de nuit ! De 20H à minuit le show (assez court il est vrai) recommence toutes les 15 minutes et, contrairement à la plupart des attractions du Strip, il est gratuit !

Le monorail de Vegas

Parcourir le Strip n’est pas de tout repos et bien que la plupart des casinos communiquent entre eux par les sous-sols, il est fort à parier que vous en ayez plein les pattes passées quelques heures à déambuler entre les tables de jeux, les bars et les multitudes d’activités proposées aux touristes.

Une solution s’offre à vous : Le Monorail !

usa-las-vegas-monorailOuvert en 2004, celui-ci devait permettre de faire le lien direct entre le mastodonte « MGM Grand » et le « Bally’s ». Il fut finalement prolongé jusqu’à atteindre une distance de 6,3 km, prenant son point de départ toujours au MGM jusqu’à l’hôtel « Sahara » cette fois, c’est à dire l’extrémité du Strip.

Avec David nous ne l’avons emprunté qu’une fois pour rentrer à notre hôtel depuis le « Stratosphere », dont j’aurais l’occasion de vous reparler et qui se situe à l’autre bout de l’avenue. Avec les pieds en compote, nous avons accepté de payer 5$ la place pour un aller simple, un peu cher payé pour un voyage qui dure moins de 15 minutes. Aussi je vous conseille de prendre le pass journée à 12$, bien plus économique.

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Bon à savoir : il existe 3 trains, ou des tramways disons, qui relient gratuitement certains hôtels. C’est le cas entre le Bellagio, le Louxor et le Mandala Bay par exemple

Rencontre avec le King

Évidemment, Las Vegas est renommée de par le monde pour ses mariages éclairs et folkloriques. Chaque année pas moins de 100.000 couples viennent des 4 coins de la planète pour s’unir de manière ultra-rapide (5 mn montre en main) et pour une somme modique (60 $).

Il existe même une version « Drive-in » du mariage où l’on peut louer les services d’un chauffeur et de sa limousine qui, après un rapide tour dans la ville, passe par l’une des chapelles équipées d’un comptoir sur l’extérieur, comme un fast-food, mais qui, au lieu de prendre votre commande, vous fait signer un formulaire et vous marie après les traditionnels vœux entre époux.

D’un romantisme fou non ? ^^

Cependant attention, les mariages de Vegas ont toutes les apparences d’une comédie grotesque mais, légalement, sont tout aussi valables que n’importe ou ailleurs !

Alors que serait un mariage à Las Vegas sans Elvis Presley !!!

usa-las-vegas-elvis-presley-vojagadoNous avons eu la chance de discuter avec le King en personne sur un trottoir de la ville pendant près d’une heure et je garde vraiment un bon souvenir tant le bonhomme était chaleureux.

Il nous expliqua très sérieusement qu’à Vegas le vie d’un sosie (oui, je suis navré de casser le rêve, ce n’était pas le vrai Elvis ! ^^) est rythmé en deux étapes.

La première est d’officier dans les chapelles de la ville pour marier ou simplement animer les mariages avec le jeu de jambe classique du King, quelques refrains bien sentis et les séances de photos souvenirs.

La deuxième, quand le sosie prend du poids (et d’après notre interlocuteur, lui même grassouillet, ça ne manque pas d’arriver dans cette ville de tous les excès qu’est Vegas), les chapelles se passent de leurs services et ce sont donc des Elvis version 1970-1977 qui échouent sur les trottoirs du Strip sous 40 degrés  l’ombre pour pousser la chansonnette et se faire immortaliser à coté des touristes en échange d’une poignée de dollars.

Pas facile cette vie de sosie, et, détail incroyable, il y a 30 000 sosies d’Elvis uniquement à Las Vegas !

Derniers conseils avant le départ

La destination vous tente ? Vous êtes de passage dans les parcs Américains ?

Faites un détour par « Sin City », vous ne le regretterez pas !

Quelle saison pour visiter Vegas ?

Nous y sommes allés en août et la chaleur était difficilement supportable à l’extérieur. Heureusement que la climatisation est omniprésente en intérieur.

Cependant et d’après les conseils d’un expatrié français rencontré sur place la saison idéale est le printemps, de début mars à fin mai, où l’air est encore respirable.

Prix du ticket d’avion

Beaucoup de touristes opèrent de la même façon que nous, à savoir que Las Vegas n’est qu’une étape sur le chemin des parcs nationaux de l’Ouest américain. Pour autant rien d’impossible à rejoindre depuis Paris la capitale du jeu par avion, la ville étant équipée d’un aéroport capable d’accueillir un trafic monstrueux.

Toutes compagnies confondues les prix en classe éco tournent entre 450€ et 700€. Pour bénéficier des meilleurs prix, réservez soit plus de 3 mois à l’avance ou juste avant le départ si vous êtes un minimum flexible sur les dates.

Que faire à Vegas ?

Si vous vous posez encore cette question, c’est que vous n’avez pas lu attentivement mon article 😉

Plus sérieusement la ville regorge d’activités et des mois sur place seraient nécessaires pour en faire le tour.

Le plus simple est encore de consulter le site officiel des activités de la ville, sorte d’agenda culturel qui regroupe les dates et les lieux des différents spectacles et animations de la ville.

Prenez de la hauteur !

Généralement, je ne parle que de ce que j’ai pu expérimenter, mais pour le coup je vais faire une exception suite au récit enthousiaste d’un ami proche, Frédéric, qui s’est essayé au vol de nuit en hélicoptère au-dessus des lumières de la ville. C’est vrai que nous avions été tentés lors de notre séjour, mais les dépenses vont bon train à Vegas et le temps n’est pas élastique.

Cela étant c’est une expérience à vivre d’après mon ami et je veux bien le croire sur parole tant le spectacle vu de haut doit être particulièrement éblouissant.

Voici donc le « bon plan » de Frédéric, qui vous conseille de passer par l’agence « Grand Canyon Helicopter » et de demander le « Jack of Lights Strip Tour ». Pour 119 $ vous aurez droit au transfert de votre hôtel jusqu’à l’héliport en limousine puis à 15 mn à virevolter au dessus de la ville une coupe de champagne à la main. Plutôt sympa et relativement bon marché quand on connait le prix d’une heure de vol de ces machines.

À noter que cette agence, comme les nombreuses autres, proposent aussi des vols au dessus du Grand Canyon pour un prix d’environ 300$ et plus selon la durée et la qualité de service.

Pour finir

Utile pour se repérer sur le Strip et situer au mieux les casino qui le composent, voilà la carte de l’avenue la plus illuminée du monde :

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À propos de Romain Desailly
Toujours un appareil photo à la main, ce passionné de photographie et de vidéo aime à arpenter le monde pour chercher des réponses aux questions qu’il ne se posait pas avant de bourlinguer. Il est le co-créateur de ce guide voyage.
2 commentaires
  1. vous n’avez pas fait un reportage sur las vegas, mais uniquement sur le strip….or Las Vegas ville dans laquelle je vis depuis 16 ans est tout SAUF le strip! et le red rock canyon???? et le lac Mead?????? et la valley of fire?????? decevant!!!!

    • Bonjour Lise. Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de lire cet article et de donner votre avis.

      Il est regrettable que ce compte-rendu ne vous ait pas satisfaite. Pour ma part, je trouve intéressant le point de vue sur ce texte d’une personne qui vit à Las Vegas depuis 16 ans.

      Les expatriés auront forcément une connaissance bien plus poussée, et donc plus enrichissante, que les (grands) voyageurs qui ne restent que quelques jours, quelques mois tout au plus sur un lieu.
      Et comme il est malheureusement impossible d’avoir mille vies, notre rédaction va prochainement publier des témoignages et des conseils d’expatriés.
      Pour rappel, ce blog est ouvert à tous les rédacteurs.
      Je serais par ailleurs enchanté que vous nous rejoigniez pour partager vos connaissances à tous nos visiteurs.

      Cet article est avant tout un récit, et non un guide, comme indiqué par la rubrique où il figure. Pour nous, un récit est la retranscription d’une expérience et d’un ressenti personnel. C’est une approche subjective entièrement voulue que nous assumons.

      Je veux bien croire que cela déstabilise les lecteurs habitués aux guides qui se veulent exhaustifs et neutres.
      Je vous invite à lire le récit d’un autre auteur, à savoir Conte de Fès, pour vous faire une idée plus juste de notre démarche.

      Quoiqu’il en soit, c’est votre avis, et je le respecte. Toute rédaction est perfectible et prend le risque de ne pas plaire, ça fait parti du jeu 🙂

      Concernant les oublis que vous déplorez, c’est là aussi entièrement voulu. En effet, il y a tant de choses à dire sur Las Vegas, que notre collectif a décidé de « découper » le sujet.
      Vous pouvez en avoir un aperçu avec un deuxième récit sur le sentiment (sincère) d’un « Las Vegas extrême ».
      Il est donc prévu d’autres articles sur Las Vegas, notamment dans les rubriques « conseils » et « sortir ». Par contre, comme notre volonté est de diversifier les sujets et que nous avons des emplois du temps assez fournis, ça ne paraîtra pas dans les semaines (voire les mois) à venir, à moins que vous nous aidiez à mettre ça en œuvre 🙂

      Cordialement,
      Romain

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